Un déplacement productif

9/10/2017
A Hendaye

A Hendaye

Les niortais ont inscrit sept essais et cueillent le bonus offensif à Hendaye où les arrières stadistes s'en sont donné à coeur joie.


Photo par La Nouvelle République

BO rapporté d'Hendaye :

Le discours des entraîneurs hendayais à la pause, audible depuis l'arrière de la tribune, avait parfaitement résumé la situation: "Vous êtes menés de peu contre le cours du jeu, mais c'est maintenant que la fatigue va vous toucher. Ne vous livrez pas, gérez intelligemment, faites jouer votre vitesse dans les intervalles.", moyennant quoi les frontaliers, après avoir égalisé à la reprise par un essai d'Alcade, furent exactement le contraire et abandonnèrent le gain du match en cinq minutes, ponctuées par trois essais niortais, un quatrième venant s'ajouter quatre minutes plus tard.

Incommensurables regrets hendayais. Même le battant Rémi Gaillardet était effondré : "Je suis dégoûté, on joue et on se fait contrer." Propos confirmés par l'ouvreur Joannes Jimenez : "A force de défendre et de prendre des kilos dans la figure, on perd en lucidité et on craque, pourtant, physiquement, on est bien regardez notre fin de match !" A l'inverse, joueurs et entraîneurs niortais n'avaient aucun état d'âme en quittant la pelouse. "Je ne sais plus qui a marqué mais les gars ont été extra, surtout nos centres", savourait Rémi Lescalmel.

D'emblée on comprit que ce serait compliqué pour les Xuriak, qui négligeaient le jeu au pied en dépit de l'appui du vent. Une percée de 50 mètres de Jérôme Bainçoneau, conclue par un essai, fit illusion. L'arrière niortais Baptiste Sapparrart rendit la monnaie en s'intercalant, avant que les deux centres niortais ; Lancelot Luteau et Jean-Baptiste Lamotte, ne commencent leur numéro avec toujours l'appui de leur infernal arrière Bapstite Sapparrart. Un numéro qui fit vertigineusement enfler le score entre la 43e et la 50e minute, quatre essais dont une interception machiavélique. Assommés, le hendayais parvinrent néanmoins à redresser la tête et à concrétiser le travail de leurs avants dans les 20 dernières minutes, faisant naître d'autres regrets couvrant tout le match : les quatre ballons conquis en touche et rendus aux visiteurs à la suite de maladresses (ou de manque de concentration). Jérémy Alvarez, Jimmy Brazier et Tony Giraud profitèrent des aubaines, pour éviter le mot désobligeant de cadeau, afin d'alimenter une cavalerie capable de jouer classique sans fausse note en faisant rager les frontaliers, conscients cependant de la supériorité de cet adversaire qui en fera souffrir bien d'autres.

Du côté du Stade Niortais, l'avenir s'annonce radieux avec un classement idéal et un excellent rendement à l'extérieur.

La Nouvelle République

Interview :

  • Jimmy BRAZIER (2e ligne SN) : "Nous sommes évidemment ravis du résultat, prendre un bonus à l'extérieur c'est formidable. Cela dit, rien n'a été facile, ils nous ont beaucoup contrariés. Ils ont eu des temps faibles mais nous aussi. Nous avons un projet de jeu que nous suivons. Il y a encore du travail à accomplir avant de jouer le rugby que nous souhaitons. Mais on peut savourer... "