Au plus près de sa passion

23/11/2017
Hervé L

Hervé L

Hervé Leroy, dirigeant niortais depuis 2000, réunit les critères parfaits du bénévole ; passion totale autour du rugby et retour apprécié de son club favori.


Hervé Leroy, à droite en jaune. Photo par Olivier Drilhon

Au plus près de sa passion

Et alors, c'est qui ce Monsieur qui marche inlassablement le long de la ligne de touche niortaise le dimanche, prenant avis auprès de Sébastien Morel et de Rémi Lescalmel, notant sans arrêt sur son grand cahier et faisant les cent pas pour parer à toute altercation ? Au stade Léonce Espinassou, ce "privilégié" s'appelle Hervé Leroy.

C'est en quelque sorte l'accompagnateur, le dirigeant numéro 1 des Séniors du Stade Niortais rugby. " Je ne travaille pas tout seul, pose en préambule celui qui travaille pour Groupama. Pour la 1 et les Espoirs Fédéraux, on fonctionne avec Jean et Bernadette Beinchet, Yann Mousseau qui vient de se rapprocher de nous, et Hugues Soulet. C'est un véritable partage des tâches. "

Ceci posé chez un de ces "modestes" qu'a chanté Georges Brassens, on devine en filigrane un bénévole parfait. Un couteau suisse multi-tâches qui assume parfaitement son emploi du temps. Car son rôle est vraiment protéiforme. Et le faire décrire, c'est entrer dans une litanie d'occupations. " Notre rôle, nous disait-il au retour du dernier déplacement à Saint Jean de Luz, c'est en fait celui d'une courroie de transmission. Il faut tout faire pour que cela se passe au mieux entre le terrain et les dirigeants élus, Gilbert Nasarre (Président) et Olivier Larrouy (Président délégué au sportif). On essaye de composer avec tout le monde et d'aider chacun pour qu'au final il n'y ait aucun problème ". Le rôle de médiateur du dimanche, comme une aide de quatrième arbitre auprès du délégué pour les nombreux changements, c'est la face visible. Le côté caché, ce sont les statistiques engrangées avec soin, le suivi dau millimètre des règlements de la Fédération, le pointage des joueurs aux entraînements, la récapitulation du matériel avant chaque déplacement - avec notre Noël Rimbaud, alias Nono - le suivi informatique des suspensions (attention à ne pas faire jouer un garçon averi deux fois pour carton jaune en moins de 60 jours ! ), la tenue des licences, la rédaction de la feuille de match, etc.

Ce garçon de 56 ans, originaire de Montélimar, passé pour ses études à Grenoble puis spécialisé dans l'informatique, a parfaitement ciblé son aide : " C'est tout ce qui peut soulager les coaches en fait, qui eux ne doivent que se concentrer sur le terrain, diriger les joueurs et faire appliquer la tactique. " Le père d'Antoine Leroy, Préparateur Physique du Stade Niortais, et de Matthieu Leroy, Analyste Vidéo du Stade Rochelais en TOP 14, avoue être tombé dans la marmite ovale et ne plus pouvoir en sortir. Et ce n'est pas Marie-Line Leroy, son épouse, qui va rabattre le couvercle et contraindre sa passion, elle est aussi fan que lui...

Cette équipe me fait bien plaisir

" En fait, révèle-t-il, j'étais au départ plutôt handball et athlétisme. Je courais vite. J'ai eu une courte expérience du rugby, avant d'y revenir à Epinay sur Seine. Mais c'est à Niort depuis 2000 que j'ai voulu vraiment être utile. Tout le monde me le rend bien, toutes les composantes du club sont adorables. Le Stade est un ensemble attachant, c'est familial. Et cette équipe niortaise me fait bien plaisir. Vraiment. "

Même quand on se couche à 1h du matin au retour du Pays Basque pour prendre le train de lundi à 6h19 à destination de Paris. Sommeil court, mais passion intacte !

 

Christian Bonin

La Nouvelle République