BO à Espinassou

27/11/2017
A Langon

A Langon

Niort obtient une victoire bonifiée, pas si facile à décrocher face à une solide équipe de Langon, et creuse l'écart sur les trois derniers.


Photo par La Nouvelle République (Jean-André Boutier)

Les Niortais se rassurent

Le Stade Niortais a su rebondir après la défaite le week-end précédent à Saint-Jean-De-Luz. Mais la victoire ne fut pas aussi facile à obtenir, malgré ce que le score laisse paraître.

Que les niortais ont souffert dans cette première période. Plutôt bons en touche, ils se font enfoncer sur la première mêlée, perdent trop souvent le ballon, commettent des fautes évitables, se font pénaliser. Dès la 3e minute, ils voient Langon mener au score (0-3).

Les Deux-Sévriens se heurtent à des Girondins solides, notemment en défense. Les niortais reviennent par deux fois au tableau d'affichage, toujours sur pénalités. A la 18e, ils y étaient presque avec ce gros travail de Briatte, relayé par Piaud qui finit au pied du poteau de l'en-but mais sans réussir à franchir la ligne et inscrire ainsi le premier essai. Quelques minutes plus tard, les niortais le marquent, cet essai tant attendu, sur une belle action de Giraud, relayé par Fourie avec Lamotte à la conclusion et transformation de Sapparrart à suivre (13-6, 25e). L'arrière et buteur connaît d'ailleurs cent pour cent de réussite. Les stadistes ont su profiter de leur supériorité numérique puisque les langonnais ont joué à 14 vingt minutes quasiment à suivre. Langon répond aussi vite avec cet essai collectif conlu par Dessis (13-13, 28e).

Malgré les nombreuses imprécisions, les niortais réussissent à rentrer au vestiaires avec sept points d'avance grâce à cet essai de T; Giraud après un beau travail des trois-quarts (40e+3).

A la reprise, les Deux-Sévriens repartent de la meilleure des manières en inscrivant un essai d'emblée par le pilier Kesteman (42e). Il leur reste à aller chercher le bonus offensif. Pas si facile. Vers l'heure de jeu, les girondins ont un gros temps fort qui dure une bonne dizaine de minutes. Bien organisés en défense, les niortais résistent. Et font même mieux puisque Lamotte est l'auteur d'un doublé à la 68e minute, synonyme de bonus.

Prochain et dernier match de l'année le 10 décembre à Saint-Médard-En-Jalles. Pour le prochain rendez-vous à Espinassou, il faudra attendre le 21 janvier et la réception du Stade Nantais.

Nathalie Coquel, La Nouvelle République

Interviews d'après-match :

  • Sébastien Morel (Entraîneur-Manager du Stade Niortais) : " Les joueurs ont apparemment joué la trouille au ventre, avec l'envie de bien faire et ils se sont mis la pression. Les consignes étaient de conserver le ballon, d'être patient, de se concentrer sur le milieu du terrain. Notre défense collective était bien en place, mais individuellement, sur les placages, il y a eu de l'indiscipline. Ce match est à l'image de notre poule, c'est très serré. Heureusement on a scoré quand il fallait. La semaine sans match va nous faire du bien. Les corps sont fatigués, les têtes ont besoin d'être rafraichies. On met Langon à 16 points et ça fait du bien. "
  • Timothée Digout (Capitaine et 9 du Stade Niortais) : " Ce match n'a pas été facile malgré ce que le score pourrait laisser paraître. Langon a une bonne équipe. Ils ont une grosse mêlée. Mais on arrive à bien défendre. A 27 - 13, on sait que s'ils marquent, ce sera difficile. Mais nous avons été soudés, surtout en deuxième période. Langon a eu un temps fort qui a duré une dizaine de minutes. Nous avons été capables de mettre un essai derrière. Dès que nous avons le ballon et que nous mettons de la vitesse, nous y arrivons. "
  • Sylvain Mirande (Entraîneur de Langon) : " Il y a énormément de frustration après cette défaite. L'histoire se répète, cela ressemble trop à ce que nous avons pu faire depuis le début de la saison. Nous passons près, mais force est de constater que nous prenons au final peu de points au classement. L'énergie que nous mettons dans les matches est bien mal récompensée. Le tournant de la partie, je le vois au bout de la première mi-temps et au commencement de la deuxième, à deux moments clef. On est en passe de mener 13 - 16, et puis on se retrouve à 27 - 13. Il est alors bien trop tard pour pouvoir revenir. "