Merci Rémi

10/04/2018
Rémi départ

Rémi départ

Au bout de sept saisons, dont trois accessions en Fédérale 1, Rémi Lescalmel (Entraîneur des avants du Stade Niortais) tire sa révérence après l'avoir annoncé vendredi dernier à ses hommes. Serein, il devrait aller sur d'autres pistes.


Après Royan, Rochefort et La Rochelle, Rémi Lescalmel aura apporté une indéniable “ patte ” au Stade Niortais. 

© (Photo archives NR, J.C.)

Rémi s'en va

Comme le Stade Niortais va recevoir encore deux fois avant de tirer le rideau de la saison 2017-2018, face à Hendaye le 22 avril et pour finir contre Saint-Médard le 29, les fidèles du club deux-sévrien auront d’occasions de saluer son départ. L’homme, au parcours bien rempli, a beaucoup oeuvré, mais la séparation semblait inévitable. Les deux parties se sont rencontrées dès janvier et ensuite en mars, et puis il y a eu du mou dans les intentions. La nouvelle définitive du “ divorce ” a été annoncée aux joueurs dès vendredi.

Rémi Lescalmel, qui à 54 ans, joueur comme entraîneur, possède une carte de visite plutôt enviable, va s’en aller. Au bout de sept années de collaboration et trois montées en Fédérale 1 avec ce club hier chahuté financièrement et qui vogue aujourd’hui en eaux claires avec Gilbert Nasarre à la barre. 

Rémi Lescalmel : “ Chacun repart sur autre chose ” Sept ans, ce n’est pas rien. Et on n’oubliera pas de sitôt ce garçon généreux dont la philosophie ovale est bien claire : prendre du plaisir, pouvoir croiser les gens dix ans après et se saluer toujours avec la même envie. Faire pousser tranquillement les choses sans s’abandonner à la rancoeur ni à la colère.

« L’essentiel ait qu’il n’y ait aucune polémique sur mon départ, nous disait hier matin un Rémi Lescalmel, garanti sans cigare dans la pensée et sans filtre dans le discours. Ce mariage de sept ans mérite une séparation sans accroc. » 

Alors, arrivée à un point d’usure, issue du parcours difficile de la Fédérale 1 en 2018 avec six défaites contre une seule victoire depuis janvier ? « Non, ce ne sont pas les mauvais résultats qui sont en cause, nous disait-il hier matin. Après avoir été reçu par mes dirigeants en janvier et en mars, j’ai mûri ma décision, et puis je l’ai annoncée aux joueurs vendredi avant le match contre Langon. »

Les joueurs. Sa cible affective privilégiée dans le rugby. « J’ai toujours réussi à avoir les garçons avec qui je voulais en priorité travailler. Partant de là, ce qui s’est passé ici est donc déjà assez exceptionnel. »

Un terme est mis en tout cas à une collaboration fructueuse en duo avec des techniciens différents, le dernier qui marchait semble t-il vraiment très bien (avec Sébastien Morel) étant désormais à réinventer. « On voudrait malgré tout garder Rémi avec nous dans un autre rôle », nous a dit hier le président Nasarre. 

Pas sûr du tout que cette idée aboutisse. Rémi Lescalmel, déjà beaucoup pris par d’autres activités professionnelles, et qui est plein de projets, rugby ou pas, veut semble-t-il prendre du recul et réfléchir à d’autres possibilités. « Mais quoi qu’il en soit, conclut-il, je n’oublierai jamais les joies de la montée acquise sur le terrain à Strasbourg, les périodes d’invincibilité, et tous ces play off à répétition plus la génération de joueurs avec qui j’ai été super content de travailler. C’est sûr, il y aura de jolis souvenirs. »

Repères :

Une belle carrière de joueur et d’entraîneur :

  • Rémi Lescalmel est né le 14 août 1963.
  • Il a joué au Stade Rochelais de 1983 à 1995.
  • Il a été entraîneur-joueur à Royan de 1995 à 2000, la dernière année en tant que simple entraîneur. Puis il a fait un court passage à Rochefort, d’une durée de huit mois.
  • Espoirs de La Rochelle : il en a été responsable durant 9 saisons.
  • Avec Niort. Il signe avec le Stade niortais pour la saison 2011-2012 Et sera titulaire de trois montées, à chaque fois avec un co-entraîneur différent. Le rappel de ces trois accessions en Fédérale 1 :
  1. 2012 : avec à sa tête une association avec Philippe Soulet, le groupe de Rémi Lescalmel qui compte déjà les Briatte, Fays, Chauvet, Bernard et Brunet, signe une année accomplie. Pour remonter, il fallait être le meilleur sur deux seizièmes et deux huitièmes. 
  2.  2014 : avec Fred Uthurry, une deuxième montée est acquise. Après avoir écarté Beaune en seizièmes, Niort se débarrasse de Strasbourg, pour un point. Battus 23-25 à Espinassou en huitième aller, ils s’imposent 12-9 en Alsace. Homérique et suffisant. Mais le gendarme financier de la DNACG veillait : le Stade sera finalement interdit de montée.
  3.  2007 : le SN (avec Lescalmel associé à Morel) obtient l’accession de nouveau. Niort s’impose face à Drancy en 16e, échoue en 8e , mais est repêchée par la FFR pour monter.

La Nouvelle République