Fédérale 1 : le Niort Rugby Club veut vite oublier

10/09/2018
Niort veut vite oublier

Niort veut vite oublier

Battus sèchement à Rouen, formation phare du championnat, les Niortais espèrent repartir de l'avant, en gardant la tête haute avant de recevoir le SA Trélissac Rugby.


Battus sèchement à Rouen, formation phare du championnat, les Niortais espèrent repartir de l'avant, en gardant la tête haute avant de recevoir le SA Trélissac Rugby.

Encaisser, digérer, vite repartir de l’avant. Si la claque reçue dimanche est lourde, sans doute un peu traumatisante aussi, il n’y a guère le temps pour les Niortais de ressasser encore et encore une après-midi délicate. « On n’est pas allé à Rouen en lâchant le match. On ne peut pas dire qu’on a triché, donc ça nous montre le chemin qu’il reste à parcourir pour arriver à ce niveau », pose Laurent Dossat, co-entraîneur du Niort Rugby Club, avec lucidité.
Malgré leur envie et leur courage, les Deux-Sévriens n’ont pas tenu la comparaison en Normandie. Balayés 57-3 par le rouleau compresseur rouennais, ils n’ont pu opposer la moindre résistance. Ou par très courtes intermittences seulement. « On est tombé sur un mur de densité et d’explosivité », poursuit le technicien niortais, qui a tout de même apprécié la mêlée, où ses joueurs ont réussi à « faire jeu égal »avec leurs adversaires du jour.

 

Ne pas faire partie des faibles

Mais contre l’épouvantail de cette Fédérale 1, taillé pour viser la Pro D2 à très court terme avec un budget quatre fois supérieur à celui de Niort, ce fut largement insuffisant. « Face à leur vitesse d’exécution, on a eu beaucoup de mal », enchaîne-t-il. En témoignent, notamment, ces neuf essais encaissés, qui rendent la défaite aussi large. Mais pas question de « tirer des plans sur la comète » pour autant : les réalités de ces clubs sont bien différentes, les ambitions aussi. Et ce n’est pas forcément sur ce genre de rencontre que les Deux-Sévriens doivent faire le plein.
Alors, maintenant, il s’agit de relancer la machine, avant de recevoir Trélissac dimanche. « Après le match, on avait tous un sentiment de honte, pointe Laurent Dossat. On est des compétiteurs, et personne n’a envie de perdre 57-3. » Pour y parvenir, l’ancien entraîneur d’Oloron peut s’appuyer sur un groupe qui sait faire son autocritique, même dans les moments où cela semble un peu plus difficile. « Les joueurs ont une certaine expérience de la Fédérale 1 et 2, donc ils savent se juger. Ceux qui ont fait une mauvaise performance dimanche, et ceux qui ont fait ce qu’ils ont pu, ils le savent », évoque le coach niortais.
La clé pour rebondir sera peut-être mentale, pour les Niortais. « Le groupe est suffisamment travailleur, lucide et enthousiaste pour ne pas faire partie des faibles, glisse Laurent Dossat. Les faibles, eux, baissent la tête et se lamentent sur leur sort. » Et pour « laver l’affront », la venue à Espinassou d’une formation un peu plus dans les cordes du Niort RC est une belle fenêtre de tir. Histoire que cette parenthèse normande ne soit plus qu’un vilain souvenir.

 

Martial DEBEAUX, La Nouvelle République.
(c). Julien Compétissa