Fédérale 1 - J6 : Le Niort RC s'impose avec le bonus

15/10/2018
Niort St Médard 2

Niort St Médard 2

Le Niort RC a longtemps hésité sur la première partie du match, avant de prendre dans le final un irrésistible envol bonifié.


Niort RC – Saint-Médard : 44-10.

Quand il pleut lorsque l’on reçoit Saint-Médard, il pleuvra quarante jours plus tard, avance (très approximativement !) le dicton jardinier. Hier à Espinassou, la pluie s’est invitée sans aucunement procrastiner, mais plutôt d’entrée, comme si elle attendait le coup d’envoi depuis des lustres. Elle a en donné des arrières-plans automnaux brumeux et une pelouse progressivement dégradée à cette partie, en douchant généreusement l’ensemble.

En gouttes comme en points, au final... Sur le terrain, cette deuxième réception en huit jours après la victoire mi-figue mi-raisin contre Suresnes commença du mieux possible avec une pénalité des 40 mètres de Guénin (3-0, 7e), un coup de pied façon Saint-Barnabé qui n’arrêta pourtant pas ce déluge de Saint-Médard…

Une deuxième mi-temps plus favorable

Alors que le premier temps fort ne fut pas bonifié, le ballon était-il déjà trop glissant quand Van Heteren tenta une réception dans ses 22 mètres après 12 minutes de jeu. Son erreur lança en tout cas les Bordelais vers l’essai, Pagatele donnant un ballon facile à Sellier (3-7, 12e). Niort voulut réparer l’affront tout de suite. Se rapprochant par Guénin, et de nouveau une pénalité des 40 mètres (6-7, 18e). Mais Saint-Médard n’était pas en reste, Pagatele (6-10, 22e) s’exprimant dans le même registre. Guénin en rajoutait un peu plus d’un peu plus loin encore (25e, 9-10). Mais contre cette lanterne rouge jusqu’ici régulièrement battue (cinq défaites de rang), le cadenas avait du mal à céder.

A la demi-heure pourtant (32e), le Niort RC obtenait l’essentiel sous forme d’un essai en coin de Giraud bonifié par Guénin (16-10). Le “ XV ” de Morel-Dossat reprenait des couleurs dans cet après-midi au ciel bien morose. Des couleurs un peu pastel, en fait, car rien n’avait été parfait dans le jeu niortais, parfois plein d’approximations et de déchet. La pluie redoublait, l’orage grondait, Niort essayait d’emballer son jeu par groupés pénétrants. Et y parvenait par Morlays, juste avant que Brunet ne fasse gonfler le score de façon cette fois irrésistible. La pluie avait ruiné la pelouse, même le planchot ne pouvait rester sec (30-10, 48e).

Vingt points d’avance, c’était bien payé pour un match sans rythme. Mais la suite prit de la hauteur, tout en faisant comprendre que rien n’était facile et gratuit avec ces conditions dantesques. Ce fut tout d’abord Leupolu (37-10, 64e) qui y alla d’un de ses rares essais pour dessiner les contours du bonus offensif. Cinq points dans une partie qui avait eu toutes les peines du monde à démarrer, c’était bon à prendre ! Etait-ce le coup de grâce ? La réponse fut positive. Niort pleinement retrouvé sur le tard, y allait de ses derniers coups de boutoir. L’échappée de Bouchon sonnait l’arrivée d’un champagne généreux sous forme d’un cinquième essai et de cinq points liés au bonus offensif. En une semaine, entre Suresnes et Saint-Médard, tout n’a pas été facile, mais en faisant presque le plein sur deux réceptions, voila qui a indéniablement de quoi booster les énergies avant d’aller s’attaquer à Nantes !

 

Christian BONNIN, La Nouvelle République

(c) Olivier DRILHON