Fédérale 1 - J13 : Rouen fait tomber Espinassou pour la première fois.

07/01/2019
Niort/Rouen défaite

Niort/Rouen défaite

Dans le match jusqu'à la 70e minute, les Niortais ont offert trop de "cadeaux" à des Rouennais intraitables qui n'en demandaient pas tant.


Niort RC - Rouen Normandie : 19-41. Plus offensifs et plus à l’aise, les leaders de Fédérale 1 sont les premiers à venir battre Niort sur sa pelouse cette saison.

La première affiche de l’année promettait un duel intéressant à Espinassou, dimanche après-midi. Invaincu sur sa pelouse, le Niort RC recevait Rouen, le leader de Fédérale 1 qui enchaîne les victoires depuis le début de la saison. Et face aux quinze meilleurs joueurs de l’effectif rouennais titularisés par Richard Hill, les Niortais n’avaient d’autre choix que de s’incliner à domicile, pour la première fois de la saison.
Dès l’entame de la rencontre, les leaders normands montraient leurs intentions, avec l’échappée de Domolailai, qui s’en allait vers l’en-but à la troisième minute (0-7). Les fautes normandes permettent au demi d’ouverture Guénin d’ouvrir le compteur niortais (6-7, 18e).

Pourtant, il suffisait d’un moment d’inattention pour permettre à Richardot de s’élancer sur l’aile droite pour aller aplatir (6-14, 19e).
La circulation de balle était propre dans le camp normand et permettait aux visiteurs de contourner la défense niortaise et de s’enfoncer dans leurs 22 mètres (21e). La Deux-Sévriens les repoussait sur la ligne d’en-but, avant de se dégager. Mais quelques instants plus tard, sur un scénario similaire aux réalisations précédentes, Gabin Villière s’échappait au beau milieu de la défense niortaise. Pour fêter son retour de blessure (depuis le match aller face à Niort, en septembre), l’ailier gauche s’allongeait pour atteindre l’en-but et alourdir le score (6-21, 27e).

Une seconde période plus disputée

Alors que la fin de la première période approchait, les Niortais parvenaient à franchir la défense rouennaise, mais Van Heteren échappait la balle qui retombait dans les mains adverses. Le demi d’ouverture James passait une pénalité avant la pause pour donner aux Normands une confortable avance à la mi-temps (6-24).
Les Niortais profitaient de la reprise pour prendre la direction de l’en-but rouenais, mais se heurtaient à la défense des visiteurs. Le jeu se replaçait au centre. Mais Bouchon décidait de s’échapper. Stoppé sur la ligne médiane, il transmettait à Brunet, qui s’envolait vers l’en-but normand (13-24, 49e).
Une pénalité, suivi d’un drop de Stéphane Guénin, replaçait les Niortais à huit points des visiteurs, et redonnait de l’espoir (19-27, 67e).

Mais alors que le Niort RC repartait à l’offensive, l’arbitre sanctionnait Grundlingh sur un contre. En infériorité numérique pour la fin du match, les Niortais se font déborder et Rouen alourdi le score avec deux essais (19-41, 80e). Non contents d’être les premiers à battre Niort sur sa pelouse, les Normands sont venus s’offrir le bonus offensif. Et restent invaincus après treize journées.

 

Sébastien Morel (co-entraîneur de Niort) : « Forcément de la frustration, puisqu’on n’a joué qu’une mi-temps. Quand on joue 40 minutes contre les premiers, à la fin on est loin. C’est vraiment frustrant, car on s’était préparé à ne pas les regarder. D’où le gros coup de gueule à la mi-temps, et après, 40 minutes d’un autre niveau, d’un bon niveau de Fédérale 1. Les mecs s’envoient, ça porte la balle, le travail des lancements marche. Avec le courage, on est revenus à huit points, mais ça bascule sur des détails. Toutes les équipes s’attendent à voir une première défaite quand elles reçoivent Rouen, puisqu’ils roulent sur tout le monde. C’est dommage, j’aurais bien voulu voir ce que ça aurait donné si on avait joué la première mi-temps comme la deuxième. »

Richard Hill (entraîneur de Rouen) : « Je suis content, c’est toujours difficile de redémarrer après quatre semaines sans match. Mais c’était une performance professionnelle. Je suis venus avec ce que je pense être ma meilleure équipe, car j’ai beaucoup de respect pour Niort et pour le jeu qu’ils font ici. Je sais qu’ils sont fiers de leur record ici, et ils avaient plus d’énergie en seconde mi-temps et c’était plus compliqué. 41 points, c’est lourd pour Niort, on ne s’attendait pas à venir prendre le bonus offensif, j’attendais un match plus serré à la fin. Désormais, toutes les équipes veulent nous battre, et on sait qu’elles montent leur niveau contre nous. »

 

Clément GRUIN, La Nouvelle République

(c) Eric Pollet