Fédérale 1 - Gilbert NASARRE : " C'est notre seizième "

20/04/2019
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Meilleurs que Rennes au point-average particulier, les Niortais, sans assurance aucune, vont courir sur le fil après une qualification pour le “ Du Manoir ”.


Troisièmes à la trêve, les rugbymen Niortais, affaiblis physiquement par de trop nombreuses blessures, impeccables à domicile, mais battus chez eux tout de même par Nantes et Rouen, veulent tenter de remplir l’ultime objectif : finir du mieux possible leur poule de douze, et battre avec bonus offensif Bergerac, en attendant le résultat de Nantes - Rennes pour essayer de finir sixièmes !

Le point avec Gilbert Nasarre.

 

Président, pouvez-vous nous décrire la situation exacte des Niortais avant le coup d’envoi de ce dimanche après-midi à Espinassou ?

Gilbert NASARRE : " C’est très simple, il nous faut marquer les cinq points d’une victoire bonifiée dimanche contre Bergerac, et puis attendre le résultat de Rennes, qui est en position de force par rapport à nous à condition de marquer un point. Si on finit à égalité, on terminera devant, au titre des deux victoires (aller comme retour) déjà enregistrées contre les Bretons du REC. "

 

Comment expliquer ces démarrages tonitruants, et puis ce parcours beaucoup plus freiné en deuxième partie, exactement comme l’année dernière ?

Gilbert NASARRE : " Contrairement à 2017-2018, là, nous avions accentué sur la profondeur de banc. Sur le paquet d’avants, ça a fonctionné. Moins sur les lignes arrière, où avec les blessures de Fays et de Lamotte, notamment, on a moins su rivaliser. Il y a eu de la casse. "

 

De troisième à une place de six ou sept, n’est-ce pas rageant ?

Gilbert NASARRE : " Si bien sûr, parce qu’on aurait pu rester dans ces eaux si jamais on n’avait pas abandonné tant de points à Langon, Trélissac et Suresnes par exemple. Mais ceci, c’est du passé. Après tout, que je sache, on ne joue pas notre saison sur ce dernier match. Il vient plutôt couronner l’ensemble d’un exercice. Il ne faudra pas pleurer si l’on perd ou si l’on échoue d’un point. C’était avant que ça se passait. Et puis, il faut savoir relativiser, on ne joue pas non plus une accession. Tout en sachant que sixième, ce serait bien mieux que septième quand même… "

 

Quelles sont les clefs pour battre Bergerac dimanche ?

Gilbert NASARRE : " Surtout, ne pas se précipiter. Une différence de trois essais d’écart pour avoir le bonus offensif peut se faire sur la durée et par le jeu. Et il faudra bien évidemment que notre système défensif soit au point. "

 

Pensez-vous que Nantes jouera le jeu contre Rennes ?

Gilbert NASARRE : " Oui, sans aucun doute. Cette équipe vient de prendre ses cinq points de pénalité promis à la trêve, ce qui ne l’empêche pas de postuler dans les meilleures conditions. J’estime que les clubs qui ont des soucis financiers ne devraient pas avoir le droit de participer aux phases finales, mais c’est comme ça… "

 

Votre club est réputé pour sa convivialité. Qu’avez-vous imaginé pour dimanche ?

Gilbert NASARRE : " Il s’agit d’une tombola particulièrement généreuse. On fait pour la “ der ” les entrées à moitié prix, de manière à ce que les gens puissent sans problème accéder au tirage au sort. L’occasion s’y prêtait ce dimanche. Parfois, il faut savoir donner un peu pour mieux recevoir. "

 

Financièrement, où en êtes-vous ?

Gilbert NASARRE : " Les soucis sont maintenant largement derrière nous. On avait à réaliser 1,350 M€ et on le tient. On verra dans les prochaines années si l’on peut prendre encore un peu plus de hauteur. "

 

Et au niveau des ambitions…

Gilbert NASARRE : " Laurent Dossat et Sébastien Morel ont encore au moins deux ans avec nous. Suffisamment pour qu’en 2020, on accroche cette fois une place dans les quatre premiers, et un podium à l’horizon 2021. "

 

… et des infrastructures ?

Gilbert NASARRE : " On travaille toujours sur la réalisation d’un stade de 3.000 places assises et couvertes, 2.000 d’un côté, 1.000 de l’autre. La mise en œuvre est un peu longue, mais ça se fera. "

 

Niort - Bergerac, dimanche à 15 h, stade Espinassou.

 

Christian BONNIN, La Nouvelle République

(c) La Nouvelle République : J.C.